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Aloe vera
Lundi 7 mars 2016

Aloe vera : composition, indications et risques

Également dénommé lys du désert ou aloe des Barbades, l’aloe vera est un remède naturel de premier ordre. Il s’agit d’une plante exploitée depuis des millénaires pour ses vertus thérapeutiques et cosmétiques éprouvées. Pour la désigner sur le plan scientifique, on lui trouve plusieurs synonymes dont Aloe Barbadensis Miller et Aloe Vulgaris lam.

La poudre d’aloe vera est utilisée sous certains cieux pour sevrer les bébés en raison de son amertume. Frottée sur les mains, cette poudre permet efficacement d’éviter la succion des doigts chez l’enfant. Outre ces usages marginaux, il importe découvrir les constituants de l’aloe vera ainsi que ses indications thérapeutiques.

Composition

Débutées en 1850, les analyses chimiques destinées à déterminer les constituants de l’aloe vera, ont d’abord permis de mettre en évidence l’aloïne (C21H22O5), une substance amère de coloration jaune or également désignée barbaloïne, curacaoline ou auraloïne et considérée comme sure aux États-Unis par la Food and Drugs Administration jusqu’en mai 2002. D’autres investigations menées après 1930 ont ensuite permis de découvrir 160 autres composants agissant en parfaite synergie. L’aloe vera contient entre autres une panoplie de vitamines (E, C, B12, B6, B3, B1, …), des minéraux (fer, potassium, calcium, zinc, cuivre), des enzymes (bradykinase, cellulase, lipase, créatine phosphorique, et acides phosphatase-amylase), 18 acides aminés et divers agents naturels dont les anthraquinones et les saponines.

Indications thérapeutiques

L’aloe vera est un remède naturel qui présente un intérêt indéniable en dermatologie. Il se montre efficace pour lutter contre la déshydratation et le vieillissement de la peau. En plus de donner de l’éclat à la peau, il favorise la cicatrisation des coupures, plaies et écorchures. Immédiatement appliqué sur une brûlure légère (due au feu, à l’eau chaude ou à toute autre substance chauffée), il en limite drastiquement la douleur et l’évolution (enflures, plaies, …). Les troubles et maladies de la peau comme l’acné, l’eczéma, l’impétigo, le prurit, le furoncle et l’urticaire sont efficacement traités au moyen de l’aloe vera aussi bien par voie externe (application topique) qu’en buvant la pulpe. Pour les cas sévères comme le lichen plan et le vitiligo, la guérison intervient en moyenne après 6 mois voire un an de traitement par voie interne.

L’aloe vera combat le ballonnement, la constipation, les ulcères. Il donne de l’appétit, facilite la digestion et lutte contre un certain nombre de douleurs intestinales. Dans ce registre, le remède naturel est administré par voie orale.

En oncologie, l’aloe vera est réputé efficace pour traiter les effets indésirables de la radiothérapie et de la chimiothérapie. Certains praticiens le désignent comme un anti-cancer (notamment efficace pour prévenir les cancers touchant l’intestin ou le côlon) bien qu’aucune étude clinique n’ait confirmé cette indication.

Par ailleurs, l’aloe vera est connu pour être efficace contre le mauvais cholestérol et le diabète. De plus, il permet de détoxifier et de stimuler l’organisme. Dans ce dernier registre, il se révèle un bon :

  • stimulant immunitaire dans la mesure où il permet de renforcer les moyens de défense naturels ;
  • stimulant musculaire car le créatine-phosphate qui est quasiment synonyme de phosphagène s’avère une réserve d’acide phosphorique riche en énergie ;
  • stimulant des fonctions hépatiques et gastriques : l’enzyme phosphatase alcaline contenu dans l’aloe vera régule les fonctions du foie tandis que d’autres (lipase, cellulase, amylase) interviennent pour une bonne digestion des aliments consommés ;
  • stimulant du métabolisme puisque l’aloe vera contient plusieurs métabolites dont l’amylase (enzyme intervenant dans la transformation de l’amidon en dextrine et en maltose), du sodium (favorisant la transformation et l’assimilation de l’eau) et la vitamine B3, utile à la régulation du métabolisme.

Mode d’emploi

L’aloe vera s’emploie sous la forme de boisson (jus ou autre), de gélule, de gel, de lait, de crème et de lotion. La gélule et la boisson sont destinées à un usage interne tandis que les autres formes sont réservées à une utilisation par voie externe. Sous forme de jus, il peut être consommé jusqu’à 50 ml par jour, soit 2 à 3 cuillérées à soupe. En gel, il est conseillé d’appliquer de fines couches sur la peau. Les gélules d’aloe vera sont à prendre à raison de 200 à 300 mg au quotidien. La teneur d’aloïne ne doit pas dépasser 0,1mg/kg selon la règlementation.

Risques et mise en garde

Les chercheurs indiquent que la consommation d’une grande quantité d’aloïne peut être toxique pour l’homme et provoquer des diarrhées sévères et des crampes abdominales en cas d’utilisation prolongée. C’est pourquoi, il est recommandé d’utiliser les formulations exemptes d’aloïne. Pour prélever le gel directement sur la plante, il importe d’enlever soigneusement toute la peau en évitant le latex jaunâtre.

Par ailleurs, les femmes en grossesse ne doivent pas prendre l’aloe vera au risque de provoquer un avortement ou une fausse couche. Après une application d’aloe vera sur la peau, il faut éviter de s’exposer au soleil du fait du risque élevé de photosensibilisation. Pour en savoir plus, voir l’Aloe vera sur Agroneo.


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